Le KZ de Buchenwald est entré en service à la fin de juillet 1937. Il est situé en Thuringe, au nord-ouest d’Erfurt et au nord-est d’Iéna, prés de Weimar. Il est installé au flanc d’une colline balayée par le vent.
Autour de la place d’appel, une soixantaine de Blocks. Tout autour, des barbelés électrifiés et des miradors. Dans la partie supérieure, de grandes bâtisses en bois ou en pierres, le four crématoire, les cuisines, des ateliers, la salle de désinfection et les douches.
On pénetre dans ce camp par une large porte de fer forgé surmontée de la devise « Jedem das seine », qui signifie : « A chacun son du ».Exemple de la sinistre ironie SS.

 

entrée de camp

 

Un plan de quatre ans prévoit de créer un KZ à Buchenwald un camp qui devra abriter 3000 détenus. Ils devront utiliser l’argile locale pour fabriquer de briques. Le camp va devenir une véritable ville avec ses rues, ses édifices en dur, ses usines. A l’intérieur du camp, prés des cuisines, un arbre a été pieusement préservé : « le chêne de Goethe » sous lequel le poète venait s’abriter pour penser et écrire.
Pendant la guerre ce camp fournit la main d’oeuvre à plus de cent kommandos.
Comme dans tous les KZ, les détenus sont soumis au cérémonial de l’appel. C’est un calvaire pour les déportés, surtout quand les SS decident de les agrémenter de séances de gymnastique épuisantes.

 

l'appel

 

Les tortures et supplices divers avaient lieu très régulièrement pour le seul plaisir sadiques des SS.

 

Martin Sommer,un sadique parmi d'autres

 

Les Blocks d’habitation sont équipés de châlits à trois étages. Chacun possède une paillasse en papier remplie de paille, jamais changée. Ces châlits constituent le seul ameublement. Il n’y a ni table, ni escabeau. Vers 4 heures du matin, le réveil se fait sous les hurlements et la schlague des kapos.
Très rapidement, les poux font leur apparition. Il n’y a pas de savon.
Buchenwald est l’un des camps ou les nazis entreprirent des expériences médicales sur les cobayes humains qu’étaient les déportés, livrés sans défense à la discrétion de leurs bourreaux.

La femme du commandant, Ilse Koch, très dépravée, s’amusait à repérer les détenus ayant un tatouage. Elle donnait alors l’instruction de tuer ce détenu.

 

Ilse koch à son procès

 

On a retrouvé après la guerre, des abat-jour et des couvertures de livres fait avec la peau humaine qu’elle avait fait tanner. Elle en fit d’ailleurs cadeaux a plusieurs de ses amis nazis. On retrouva également des têtes de déportes qu’elle avait fait réduire pour en faire des serres livres. Elle fut surnommée « la chienne de Buchenwald » Elle se suicida en prison pendant son procès en 1947.

 

peau humaine et tetes réduites de tziganes

 

LA FIN
A l’approche des alliées, c’est au début d’avril 1945 que les nazis décident de vider le camp .Les détenus sont évacués et tranférés dans différents camps.
Le 11 avril, l’alerte aérienne est donnée et elle ne cesse plus. Chasseurs et bombardiers américains survolent sans cesse le camp à basse altitude.
Par haut parleur, les SS reçoivent l’ordre de partir immédiatement. Les Allemands s’enfuient précipitamment dans l’affolement.
Buchenwald présente toutes les caractéristiques des KZ nazis : mépris de la vie des détenues, extermination par le travail dans le camp et ses kommandos, sévices de toute sortes, exécutions sommaires, expériences médicales, « route de la mort » pour les transférés, etc…

On estime que le nombre de détenus fut de 250 000, dont 57 000 morts.